Utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour poser vos questions aux formateurs et discuter au sujet de la session 2 du parcours de formation à L’Approche d’accompagnement de proximité d’inspiration psychoéducative.
Vous pourrez y revenir, au besoin, tout au long de la session ou à la fin de celle-ci.
Bonjour,
Je voulais savoir si l’autodétermination est à mettre en place seulement si la personne accompagnée est demandeuse, ou s’il est important de les inviter à prendre cette voie.
Merci.
comment adapter cette approche en fonction des publics que nous accueillions (transversalité)
Bonjour Elisa,
Veuillez nous excusez pour le délai de réponse.
Je vous propose une piste de réponse et de réflexion à votre question.
L’autodétermination se veut un principe qui vise à reconnaître la capacité et le droit de la personne à faire des choix concernant sa vie. Cela ne se limite donc pas toujours à répondre à une demande explicite. Si la personne ne formule pas de demande, il reste important de créer les conditions pour qu’elle puisse exercer son pouvoir de choisir. Cela peut passer par :
– Informer la personne sur ses droits et les options possibles.
– L’inviter à réfléchir à ses préférences, sans imposer.
– Favoriser un climat où elle se sent légitime pour exprimer ses choix.
En résumé, même si la personne ne formule pas un souhait ou un objectif clair, il s’agit pour le professionnel d’ouvrir la voie à la réflexion et à la possibilité de choisir. L’autodétermination est autant une posture qu’une pratique : elle consiste à accompagner la personne pour qu’elle puisse faire des choix, même si elle n’a pas spontanément formulé cette intention. Plus la personne se sentira impliquée dans les choix la concernant, plus elle sera responsabilisée et engagée dans la réalisation de ses objectifs.
Bien sûr, ma réponse pourrait être nuancée en fonction de votre contexte professionnel propre, mais l’idée à travers l’approche que nous proposons vise à tendre vers une posture proactive de l’autodétermination auprès des personnes accompagnées en les invitant à prendre cette voie.
Bonjour Dorothée,
Votre question est très pertinente car l’approche et les principes sous-jacents doivent effectivement être adaptés au publics que vous accueillez. Adapter le principe d’autodétermination selon les publics implique de conserver le fondement commun (exercer le pouvoir de choisir), tout en ajustant les moyens pour que cela soit accessible et pertinent. Cette transversalité suppose de tenir compte des caractéristiques propres des personnes accompagnées (capacités, limitations, besoin spécifiques) ainsi que des contextes.
À titre d’exemples, cela pourrait se traduire par: – Simplifier les choix pour des enfants ou des personnes présentant des difficultés cognitives ou de compréhension (ex: proposer deux ou trois options claires plutôt qu’une liste complète;
– Utiliser des supports visuels ou technologiques pour faciliter l’expression des préférences (ex: pictogrammes, tablettes)
– Sécuriser le cadre pour des publics plus vulnérables, en offrant des choix progressifs pour éviter la surcharge (ex.: décider du repas ou de l’heure d’un rendez-vous avant d’aborder des décisions plus importantes).
– Stimuler la participation par des outils interactifs ou des activités ludiques qui favorisent l’expression des choix
– Etc.
L’idée est de rendre l’autodétermination le plus accessible possible en fonction de la condition et du rythme de la personne. Ce principe peut donc être exercé de manière évolutive, en commençant par des choix simples du quotidien pour aller progressivement vers des décisions plus significatives.
En espérant que ces pistes vous apportent des éléments concrets pour nourrir votre réflexion!